OM / Fenerbahçe : Redevenons Marseille !

23 novembre 2012.

Ce qui devait arriver arriva... Trois petites semaines après le fiasco de Mönchengladbach, le même scénario s'est produit avec un Vélodrome envahi par les supporters adverses, dont certains mélangés aux supporters marseillais, et une organisation digne d'un club amateur. Beaucoup semblent surpris de la tournure des évènements alors qu'il ne pouvait pas y avoir d'autres issues tant l'Olympique de Marseille a fait preuve d'incohérence dans la préparation de ce match...

L'OM jouait bien à l'extérieur ce jeudi soir, l'appel à la mobilisation des South Winners n’ayant marché qu’à moitié. Beaucoup de Marseillais ne se sentent plus concernés par l'Olympique de Marseille à cause de sa politique. Mais le plus choquant, ce sont les avantages accordés par l'Olympique de Marseille au club de Fenerbahçe et de ses supporters. Par ailleurs, la Préfecture et les forces de l'ordre (CRS, Gendarmes et surtout SIR et Renseignements Généraux) ont affiché leur ligne de conduite dès les premières tensions dans le stade en se focalisant uniquement sur les supporters marseillais. Le monde est à l'envers ! Les valeurs marseillaises ont été salies par le club et plus précisément par les responsables de la billetterie et les stadiers tout au long de la soirée. Avec un Président et un Directeur Général parisiens, il n’est pas étonnant que les valeurs marseillaises soient les dernières de leurs préoccupations...

Le match

Le résultat est devenu presque anecdotique face aux incidents. L'OM sort par la petite porte de cette Europa League. Le manque d'efficacité est cruel même si de nombreux titulaires étaient absents à cause des blessures ou de mises au repos en vue des deux prochains matches de championnat. Mais, dans le jeu, l'OM a proposé un visage séduisant en se créant de multiples occasions. Il va falloir se servir des points positifs pour espérer dominer les Lillois puis les Lyonnais. L'espoir fait vivre... au moins pendant une semaine...

L'organisation du match

On est un grand club, ou on ne l'est pas... Il n'y a pas un club au monde qui préfère assurer le confort des supporters adverses plutôt que celui de ses propres supporters. Pas un... sauf l'OM ! Pour commencer : la tarification des places visiteurs. L'OM a facturé 15€ les places en Ganay au club de Fenerbahçe qui avait fait payer 24 € (55 TL) les places à l'OM dans un parcage bien loin du standing de Ganay. Même si le parcage visiteur sur toute la tribune Ganay est défini par rapport aux travaux, il est absurde de voir les Turcs payer moins cher leurs places que l'OM à l'aller, d'autant plus que les Virages étaient aussi à 15€ ce jeudi soir pour les Marseillais. Quand on repense à la réception d’Eskişehirspor, au Stade Parsemain de Fos en tour préliminaire, avec des tarifs à 20€ pour les supporters Marseillais sous prétexte qu'on était en tribune... On se fout de la gueule de qui ?

Le communiqué de l'OM pour faire bien, une réalité bien différente

Dans un premier temps, l'OM se montrait confiant et ferme en nous expliquant que, même munis de billets, les supporters turcs ne rentreraient pas dans une autre tribune que leur parcage en Ganay. Puis, signe de grosse fébrilité, le club a sorti un communiqué la veille du match, en notifiant qu'il suffisait juste de ne pas avoir de signes distinctifs du Fenerbahçe pour accéder en Jean-Bouin, et du coup en Virages... Combien de réunions ont eu lieu entre la Préfecture et la sécurité de l'OM pour ce match ? Combien de personnes ont essayé de réfléchir en même temps pour arriver à accepter une connerie pareille ? Il ne pouvait pas y avoir d’autre issue que des incidents. Pas besoin de faire des études pour le deviner !

L'arrivée des supporters turcs et le drapeau grec

Dès l'arrivée des turcs dans le parcage Ganay, l'ambiance fut électrique. Un drapeau grec fut agité chez un des groupes de supporters - non officiel - du Virage Sud (le drapeau est aussi représenté sur l'une de leur bâche). Ce geste ne peut pas être considéré comme une provocation car ce drapeau est présent à tous les matches de l'OM au Vélodrome. Un rapide cours d'histoire s'impose donc pour la direction parisienne de notre club, la préfecture et les Renseignements Généraux. L'histoire de notre cité est liée à la Grèce antique. Notre cité se prénommait Massalia, une colonie grecque fondée en 600 avant notre ère par des phocéens. Ce drapeau mérite autant sa place dans notre stade que celui de l'OM ou de la Provence.

A la vue de ce fameux drapeau, les fans du Fenerbahçe ont arraché une trentaine de sièges et les ont jetés dans le bas du Virage Sud avec pétards, boulons et toutes sortes de projectiles. Une frange de supporters marseillais est descendue pour se retrouver face à eux, séparée par les grillages, pour les affronter du regard. Un minimum de fierté ! A aucun moment les marseillais n’ont riposté par des jets de projectiles. Sous les ordres de la Police, les stadiers de l'OM ont fait disparaître tous les signes grecs du Virage Sud. Cela revient juste à pisser sur l'histoire de notre ville ! Pire encore, alors que les sièges pleuvaient à quelques mètres d’eux, la SIR et les renseignements généraux étaient focalisés exclusivement sur les quelques marseillais en bas du Virage Sud, multipliant vidéos et photos. A aucun moment l'attitude des turcs n'avait l'air de les préoccuper. A quoi joue la Préfecture ? A quoi joue le Gouvernement Français ? La répression que nous subissons quotidiennement se résume dans cette scène. L'essentiel pour les autorités est de casser du supporters marseillais, d’anéantir le mouvement ultras en France pour pouvoir appliquer leur dictature dans tous les stades de l'hexagone.

Prendre une photo, plus grave que lancer un siège ?

En cours de première mi-temps, une compagnie de CRS a pris place sous le Virage Sud. Une scène assez rare. Il était important pour le groupe d'immortaliser le moment afin d'informer les supporters et l'opinion publique sur la répression qui sévit dans les stades. Une photo prise et voilà le photographe encerclé 15 minutes par une compagnie de CRS pour justifier la photo qui a finalement été supprimée. Demande de billet de stade, pièce d'identité, fouille au corps, provocation verbale des forces de l'ordre : "Journaliste ou supporter, ici c'est nous qui faisons la loi !", tout y passe. Quand on a vu la passivité des forces de l'ordre quand les turcs ont arraché les sièges, la phrase fait bien sourire. Ils sont tellement bien dirigés qu'ils n'étaient même plus là quelques minutes plus tard pour les incidents à l'intérieur du Virage Sud avec les supporters turcs.

Des supporters Turcs en Virage Sud !

Qui aurait cru un jour que l'Olympique de Marseille tomberait aussi bas en manquant de respect à ses groupes de supporters et en osant laisser des supporters turcs dans le Virage Sud ? Ce geste aussi en dit long sur la politique du club ! Que des turcs réussissent à rentrer en Virage, ok. Mais que les responsables de la sécurité (OM et Préfecture) décident de former une zone de sécurité dans un coin du Virage Sud au lieu de les basculer en Ganay (précisons que le parcage visiteurs n'était pas complet par rapport à la réception de Mönchengladbach), c'est de l'inconscience, une mise en danger du public. Le rôle de ces gens est pourtant de veiller à la sécurité du public, pas à nourrir l'insécurité !

Lors de l'ouverture du score de Fenerbahçe, les partisans turcs ne se sont pas gênés pour faire exploser leur joie dans notre Virage. C’en fut trop. Notre identité, notre fierté et l'amour du Virage Sud ne pouvaient pas nous faire agir autrement. Nous avons essayé d'expliquer aux stadiers qu'il fallait rapidement les faire évacuer du virage car cela n'allait pas être évident à gérer au moindre mouvement de foule... Le résultat, tout le monde le connait. Les turcs ont été acculés en bas de la tribune, les stadiers ont ouvert en catastrophe les grilles pour que tous les turcs se retrouvent sur la pelouse. Une simple question : pourquoi avoir refusé la solution proposée ? A l'arrivée, ils ont bien fini en Jean-Bouin, non ? A la vue de la politique de la billetterie du club, peut-être que la seule raison est que ces supporters avaient payé leur place 15€ et qu'il était hors de question de les mettre dans une tribune au prix supérieur ? C'est pour le manque à gagner ? Car il n'y a aucune autre raison qui justifie la prise de risque inutile de laisser des supporters adverses dans nos virages.

Qui sont les responsables ?

Il n'est pas bien difficile de désigner l'origine du problème : la billetterie et la sécurité de l'OM. Soucieux de faire rentrer de l'argent, le club a bafoué la fierté du Vélodrome en ne vérifiant pas les acheteurs sur leur billetterie en ligne. De plus, la mesure de fermer la billetterie au stade a seulement pénalisé les marseillais et alimenté le marché au noir devant le stade. On critique la gestion des places par les associations mais, cette année en Europa League, la majorité des places a été vendue par le club. Le résultat catastrophique devrait faire ouvrir les yeux à certains. Depuis la réception de Mönchengladbach, tout était prévisible, et nous l'avions même souligné dans notre appel à la mobilisation. Apparemment, l'essentiel était le chiffre d'affaires pour la responsable de la billetterie Corinne Gensollen. La sécurité du public et l'image de Marseille ne lui sont donc pas importants ?

Les autres responsables sont la police, la Préfecture et tous ceux qui sont liés de près ou de loin à la gestion de ce match. Une réunion se déroulait tard dans la nuit au PC de police du stade afin d'éplucher les vidéos des incidents dans le Virage Sud. Là encore, afin de masquer leurs incompétences chroniques, afin de faire passer les supporters marseillais pour des voyous, afin de respecter leurs quotas d'IDS, les renseignements généraux vont vite trouvé des boucs émissaires. Il faut masquer leurs fautes professionnelles ! Que la vérité éclate sur la gestion de l'évènement par la Préfecture, que les autorités compétentes prennent des sanctions pour les coupables de ce fiasco avec autant de sévérité que le traitement subi à tort par les supporters marseillais devant les tribunaux !

Les responsables du club ont bafoué l'identité marseillaise. On ne parle plus de football, c'est devenu malheureusement secondaire ce jeudi soir. Les supporters marseillais présents ont donné le meilleur d'eux-mêmes jusqu'à la fin du match par fierté et par amour du maillot. Que ce soit au Virage Depé ou au Virage Sud, l'honneur marseillais a été respecté avec l'expulsion des supporters adverses. Le Vélodrome doit être uni pour défendre les valeurs de notre ville. Les valeurs que nos dirigeants parisiens ne pourront jamais comprendre !

Redevenons Marseille !

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