La Provence, journal anti-Winners ?

24 janvier 2011.

L’association des South Winners compte 5550 adhérents, auxquels s’ajoutent de nombreux sympathisants, dont beaucoup sont lecteurs du quotidien régional La Provence. Autant de lecteurs ayant le sentiment d’être régulièrement salis dans les colonnes de ce journal...

Dans ces dernières parutions, La Provence n’a pas diffusé nos informations concernant la billetterie pour le match de Ligue des champions face à Manchester alors qu’elle l’a fait pour les autres groupes de supporters. Simple erreur ou consigne délibérée  pour nous faire passer pour des paranoïaques ? La question reste posée. Rappelons que le journal est en partenariat avec l’Olympique de Marseille pour la diffusion d'informations sur la billetterie en général...

Récemment également, nous n’avons pu que constater que le journal n’a pas relayé la mise en ligne de notre nouveau site, ce qui parait étonnant pour un média se voulant complet sur la vie du club olympien alors que d’autres médias tels que le site officiel du club (om.net) ou le site le Phocéen (lephoceen.fr) s’en sont fait l’écho.

Nous constatons aussi qu'au lieu de parler de notre tifo lors d'OM/Lyon, les journalistes de La Provence ont préféré entretenir une image déplorable des supporters marseillais  "d'une plume acide et trempée"  pour le craquage des fumigènes dans le Virage Sud. Dès qu'il sagit de menaces de dissolution et de problèmes judiciaires, le journal s'en empare immédiatement dans ses colonnes (surprenant pour un journal qui se veut non influençable et qui prétend ne pas vouloir influer sur ses lecteurs).

Depuis le match OM-Donetsk, le journal a pris position contre le SW sans parler des provocations subies par le Groupe. Pire, la présomption d’innocence envers des membres du groupe a été bafouée alors que le jugement se fait encore attendre.

Autre exemple, lors du déplacement à Milan, 70 Winners ont du rentrer à Marseille après que leur bus ait pris feu. Cet incident n’avait été relaté dans aucun article, fallait-il un mort pour avoir droit à quelques lignes ? Même constat lors du déplacement à Chelsea où de nombreux Winners, pourtant munis de places, n’ont pas pu voir le match après avoir fait le déplacement en car. Le journal avait alors préféré parler des stadiers qui sont payés pour faire les déplacements.

Pour tous les adhérents et sympathisants, la lecture de la Provence laisse le sentiment d’un journal anti-Winners.

Nous décidons de tenir informés nos membres du malaise de certains journalistes de La Provence qui se félicitent de cette situation malsaine en nous répondant de manière narquoise.

Pour les remercier, n'hésitez pas à demander des explications sur leur attitude : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

A vous le champagne, les hôtesses et la victoire, à nous les matraques, les lacrymogènes et la prison.
Hasta la victoria siempre !

Lettre ouverte à la Provence (Octobre 2010).

C’est avec surprise et un certain désarroi que notre groupe constate l’ostracisme des médias marseillais, et en particulier du journal la Provence, à  l’encontre des South Winners.
En effet, dans les comptes rendus d’après match et surtout des évènements qui ont entouré la rencontre de mardi soir à Londres, personne ne semble se préoccuper des faits. Il paraitrait à la lecture des différents articles que seuls les stadiers de l’OM aient connu une mésaventure dont finalement on ne comprend pas bien l’origine.
Pas une seule ligne sur le traitement infligé aux groupes de supporters, pas une seule ligne sur la médiation et les appels répétés des responsables des groupes au calme. Finalement, pas une seule ligne sur le comportement exemplaire des Winners qui n’ont été autorisés à entrer dans le stade qu’après 40 minutes de jeu.
Bien sûr, l’ensemble des ces faits pourrait être facilement confirmé par les acteurs de ces interminables discussions, que ce soit les responsables de la sécurité du club jusqu’à son Président qui a quitté les tribunes pour tenter de ramener la sécurité anglaise à la raison, ou les représentants des renseignements généraux eux aussi relégués au rang de simples spectateurs et eux aussi interdits de stade.
Finalement, la vérité et surtout la vie des groupes ne vous intéressent que fort peu. Non, il vaut mieux se complaire dans le sensationnel avec les supporters dans les moments difficiles. Tous les dérapages sans exception sont étalés, amplifiés comme des procès à charge dans vos articles.
A contrario, lorsque notre bus prend feu au retour de Milan, pas assez sensationnel ; lorsque nous invitons des groupes à nos frais dans le stade comme par exemple les orphelins des sapeurs pompiers il y a encore quinze jours, nous n’avons pas l’honneur de votre attention ; pas plus lorsque nous tenons un discours d’apaisement dans nos tribunes ou lorsque nous menons une politique d’ouverture envers les instances du club et de l’Etat.
Dans ces moments là, nous sommes sans doute trop exemplaires pour les médias marseillais qui contre toute attente participent à entretenir l’image déplorable, véhiculée par les médias parisiens, de leurs propres supporters.
Nous continuerons donc dans l’anonymat le plus total, certains que la direction que nous nous sommes fixée est la bonne. Notre projet va sur ces 25 ans, nous construisons au quotidien ce que certains voudraient détruire de leur plume trempée dans l’acide. Nous restons convaincus qu’il vous appartiendrait, si vous souhaitiez faire votre métier, de relater la réalité et de mettre en exergue les nombreuses bonnes actions du groupe plutôt que de guetter le moindre de ses dérapages.
Au lieu de ça « notre presse », car nous en sommes lecteurs, au mieux nous ignore, au pire nous condamne. De droit de réponse nous n’avons pas, de droit de citer à vos yeux nous ne méritons pas. Ceux qui mardi ont fait 17 heures de bus pour se retrouver sur un trottoir et qui demandent réparation à l’UEFA n’apparaissent même pas sur vos photos.
Dommage finalement que seuls ceux qui nous connaissent puissent témoigner de ce que nous sommes, tant il serait simple par votre intermédiaire d’être fiers des groupes marseillais.

Le bureau des South Winners.

 Réponse ouverte aux South Winners (Octobre 2010) 

Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer de cette lettre ouverte.
Je partage votre incompréhension sur ce que vous avez vécu à Stamford Bridge et nous le relaterons comme cela était initialement prévu dans notre édition de dimanche.

Par contre, je reste sidéré sur l'emploi de certains termes et votre regard très méprisant sur "une actualité qui nous intéresse fort peu". Votre mémoire serait-elle si restrictive pour oublier la relation de nombreux faits dans le passé ? A ma connaissance, certains écrits sont même affichés dans votre local. Il me semble même que "La Provence" a volé au secours des supporters marseillais dans leur ensemble sur de nombreux dossiers, pas seulement pour des raisons de proximité, mais par conviction tant la cause paraissait juste.
Nous n'avons pas pour mission de vous blamer ni de vous encenser, simplement de relater des faits, en nous efforçant d'être le plus près possible de la réalité. LA réalité, pas NOTRE réalité, ni VOTRE réalité. Nous ne sommes pas des partisans du sensationnel, ce n'est pas notre culture. Nous veillons simplement à l'information, que celle-ci plaise ou dérange. Mais, comme tout être humain, quelques unes peuvent nous échapper, car nous ne sommes pas infaillibles. Il est encore difficile de relayer les opérations sociales que vous conduisez surtout si vous ne communiquez pas sur celles-ci en amont. C'est malheureusement chronique chez vous. Malgré cette absence de communication, pour des raisons qui vous appartiennent, il nous est pourtant arrivé d'apprendre l'existence de quelques unes de vos actions (nous vous invitons à les consulter dans nos archives, comme la mésaventure du bus brûlé au retour de Milan qui est une mésaventure) par des réseaux d'informations autre que votre groupe, ce qui est d'ailleurs assez désagréable, et de les relayer dans nos colonnes. Qui d'autre le fait à part nous ?
Il me semble encore que vous avez toujours trouvé la porte ouverte quand il s'est agi de relayer vos campagnes d'abonnement ou vos annonces de déplacement. Dès lors, pourquoi ne communiquez-vous pas aussi facilement pour vos opérations sociales ou humanitaires que pour ces simples annonces ?
Si vous pensez donc que nous entretenons "une image déplorable des supporters marseillais d'une plume acide et trempée", sachez que nous continuerons à rester au plus près de l'actualité. Si la situation l'impose, nous persisterons à bouffer du gaz lacrymogène au Parc, à Valenciennes ou ailleurs; nous continuerons à nous retrouver au milieu de provocations comme cela a été la cas, quitte à se retrouver avec un flahsball pointé sur le ventre; nous encaisserons encore des coups de matraque à vos côtés comme cela a été le cas à Enschede ou à Madrid en coupe d'Europe. Nous continuerons enfin à pleurer à vos côtés quand un drame touchera le monde des supporters olympiens.
Est-il utile de continuer ? Je ne sais pas si tout cela vous intéresse réellement...
Votre mémoire est-elle si courte ou une seule actualité est-elle de nature à occulter un passé parfois récent ?
Si la situation l'exige, nous persisterons à défendre l'ensemble des supporters olympiens, quelle que soit leur appartenance, en France et à l'étranger, quitte à repousser parfois des pressions que vous ne soupçonnez pas une seule seconde. Nous avançons avec nos idées, pas avec celles des autres. Nous n'admettons aucune influence . Ne limitez pas votre regard aux seuls faits qui vous intéressent.

Respectueusement.

Thierry Muratelle.

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